Bonjour à tous !

Parce que derrière le produit que nous aimons, il y a des hommes, des femmes, (et que pour nous c’est très très important), nous souhaitons vous présenter le fabricant des chaussures Hacter.

Un savoir-faire technique

Créée en 1948 par Antonio (qui se trouve à gauche, sur la photo), l’usine se trouve à 30km au Nord de Porto, au Portugal et emploie aujourd’hui une centaine de salariés.

Depuis deux générations, Antonio a su s’adapter à l’évolution des besoins des consommateurs, et des marques, à la modernisation des techniques, des outils. Il a su transmettre à ses équipes un vrai savoir-faire, le sérieux d’une qualité et d’un suivi optimisés. Et ainsi garantir une relation de confiance avec ses partenaires.

Ce que nous apprécions aussi beaucoup avec Antonio, c’est sa grande flexibilité. Il nous a véritablement permis d’aller jusqu’au bout de notre idée. En effet travailler des matières irrégulières en série limitée n’est pas la collaboration la plus facile pour un fabricant de chaussures ! Mais Antonio nous a fait lui aussi confiance. Et nous l’en remercions infiniment.

La confiance

Confiance, confiance, confiance… nous pouvons répéter, afficher ce mot tous les jours, car c’est la base de la naissance de Hacter.

Cette confiance est née avant tout grâce à Isabel (à droite, sur la photo), notre agent au Portugal. Une experte de la production portugaise, textile et chaussure. Elle nous accompagne au quotidien, en partenaire. Elle aime son travail, et elle aime l’humain, rire, partager.

équipe de fabricants de chaussures

L’équipe qui gère la fabrication des chaussures Hacter au Portugal

Les techniques de fabrication des chaussures Hacter

Il existe trois grandes étapes dans la fabrication d’une chaussure, d’une manière générale :

La fabrication de la tige

Pour le vocabulaire, la tige correspond à l’ensemble des matériaux qui habillent le dessus du pied (matière du dessus en cuir vachette et tissu recyclé pour Hacterdoublure en cuir d’agneau, languette, matelassage, renforts, etc.).

La coupe

Cette étape consiste d’abord à dimensionner les pièces de la tige, suite à un travail de patronage.

Ensuite, chaque élément du patron est découpé dans du cuir et du textile. (Hacter a choisi de travailler le mix de ces deux matières, et plus précisément des textiles recyclés. A cette étape l’irrégularité des matières intervient donc comme une vraie difficulté, où la sélection et l’harmonie des pièces entre elles est primordiale).

Cette découpe exige de très bien connaître les paramètres du matériau cuir ou textile (hétérogénéité du matériau, espèce animale, finissage de la surface, sens du prêtant, défauts de structure et d’aspect de la matière brute…).

découpe numérique cuir

Découpe numérique, pour l’optimisation des coupes de cuir

Par exemple, certaines marques, comme Vuitton, vont sélectionner des matières homogènes, afin d’obtenir un effet lisse, net, parfait, homogène. D’autres comme Hermès, vont jouer sur les aspérités du cuir, pour optimiser la personnalité de chaque produit. C’est le choix de Hacter. Nous prônons la singularité, le vécu, pour conférer à chaque produit une identité, en toute harmonie.

Le piquage

Ensuite, ces différentes pièces sont assemblées par un piquage, c’est à dire cousus à la machine.

Avec un double objectif : résistance et esthétisme. Et oui nous voulons du beau et du durable !

Les opérations de préparation et de piquage sont très longues et précises. Elles peuvent durer entre 10 et 120 minutes ! Soit jusqu’à 50% du temps de fabrication totale d’une chaussure. C’est donc à cette étape que le coût de revient d’une chaussure peut s’envoler et qu’il est tentant de survoler pour faire quelques économies.

Mais il est important de bien respecter toutes les étapes, pour conférer une précision à chaque détail, pour un produit de qualité.

Par exemple, le parage est primordial pour votre confort. Il s’agit de biseauter la matière pour éviter toute surépaisseur. Aussi le traçage du futur assemblage doit être réalisé avec minutie et précision ; le rempliage doit être net, etc.

Le montage et la fabrication

Il définit l’assemblage de la tige avec la semelle. On peut aussi dire qu’il s’agit de rassembler toutes les pièces d’un puzzle, en respectant un ordre d’assemblage précis. D’autant plus que toutes les pièces ont des dimensions propres à chaque pointure. (!!!)

La tige est plaquée et galbée sur la forme.

Ensuite est opérée la pose de la première de montage. C’est sur cette première de montage que vient se fixer la tige, puis la semelle.

Il existe de nombreuses étapes intermédiaires.

Comme le conformage des tiges, qui permet l’insertion des contreforts entre le dessus et la doublure. Les renforts ne se voient jamais, mais ils sont importants pour assurer le volume de la forme, le bon vieillissement des matières et assemblages.

Ou comme le montage du bout et des flancs, le montage de l’emboîtage et des cambrures, le verrage et le cardage des prises de montage, etc.

Fabrication d'une chaussure

Fabrication d’une chaussure

La fabrication d’une chaussure est une somme de détails visibles ou invisibles, qui ont leur importance. C’est aussi à ces détails que l’on peut reconnaître ou apprécier une chaussure de qualité.

Le choix d’Hacter

La technique de fabrication en « soudé » est une fabrication de base, très démocratisée. Hacter a choisi d’y ajouter une fabrication spécifique, selon chacun de ses produits, pour garantir un produit de qualité, un produit durable.

Pour nos derbies Hacter, par exemple, nous avons choisi une technique de couture qui se nomme le Cousu Blake (du nom de la machine qui permet d’effectuer cette opération). En plus de la soudure, nous y ajoutons une couture reliant la première de montage, la tige et la semelle. Cette technique permet d’assurer une très bonne tenue et une durabilité des assemblages.

Pour nos chaussures « bateau » Hacter, nous avons choisi une technique proche du cousu mocassin. Il s’agit d’un cousu latéral, qui assure une belle souplesse de l’assemblage et une meilleure tenue qu’un simple soudé.

La finition

Enfin, la finition consiste à apporter à la chaussure toutes les attentions liées au confort, l’hygiène et l’esthétisme.

Par exemple, c’est à cette étape que l’on insère la première de propreté, qui recouvre la première de montage. Hacter a choisi d’y ajouter une mousse de confort très agréable, à l’emplacement du talon, pour que vous ne souhaitiez plus les enlever !

Aussi nous adorons le nom de cette étape consistant à l’embellissement de la chaussure : le bichonnage. Quelle attention ! En effet cela peut consister à nettoyer des impuretés, appliquer de la cire, insérer un embauchoir permettant la bonne tenue de la forme de la chaussure, etc.

Et c’est là qu’intervient tout le soin et l’émotion que chaque artisan ou opérateur souhaite apporter à une chaussure. Une émotion, complétée par un savoir-faire précis.

Revenons d’ailleurs sur cette émotion, cette ambiance, cet héritage, que nous retrouvons chez Antonio, dans son usine…

Un héritage culturel

A l’accueil de l’usine d’Antonio, on peut apprécier l’exposition de dizaines d’outils du XIXe et du début du XXe siècle, nécessaires à la fabrication des chaussures. Ainsi qu’un magnifique tableau en céramique, représentant un artisan.

céramique portugaise

Magnifique céramique grandeur nature, dans l’usine qui fabrique les chaussures Hacter, Porto

Signes d’un héritage culturel et technique, propres au Portugal.

Tout près de l’usine, il se trouve un restaurant, où l’on y mange divinement bien, divinement portugais et divinement « en quantité » !

Ce restaurant est un plaisir gustatif, mais pas que : c’est aussi un moment de surprises et d’improbabilités !

C’est en effet le lieu privilégié d’une équipe de la ville, pour le déjeuner. Vous pouvez donc croiser une vingtaine de sportifs à tout moment !

équipe sportive dans un restaurant

Equipe sportive dans un restaurant, près de l’usine d’Antonio, Porto

Le plus incroyable, c’est sans doute le chaudron énormissime, qui se trouve dans la cour : il a d’ailleurs remporté le Guiness des Records !

Chaudron géant, Guiness des Records, Porto

Chaudron géant, Guiness des Records, Porto

En bref, l’usine d’Antonio et ses environs sont non seulement un territoire de confiance et d’expertise, pour Hacter, mais c’est aussi un univers, pittoresque, empli de simplicité, de convivialité, d’images et de saveurs, comme cette dame à sa fenêtre, ce petit déjeuner gargantuesque, ou ce barbecue de poisson, au coeur de la ville.

Viennoiseries portugaises

Viennoiseries portugaises

Une dame à sa fenêtre, Porto

Une dame à sa fenêtre, Porto

Barbecue en ville

Barbecue en ville, Porto

restaurant, porto

Restaurant à découvrir, Porto

Sur ces belles émotions, nous vous souhaitons une très très belle journée !

Anne